En novembre 2010, nous vivions au 4149 rue Berri, à 200 mètres de là où nous sommes aujourd’hui. Un jour enneigé, nous avons fait la connaissance de nos voisins, Caroline et Matthieu. Et ces voisins, ils sont devenus des amis. Mais ces amis, ils sont partis à Paris.

Avec Caroline, on a partagé nos grossesses. On se gavait de tartes poires-amandes des Copains d’Abord, on partageait nos interrogations, nos peurs, nos bonheurs. Son Augustin est né fin août, Babychou début octobre.

C’est Caroline qui m’attendait au coin des rues Rachel/Berri, pour aller à la gym avec bébé, tandis que je chantais à tue-tête dans mon appart parce que je n’étais pas prête du tout, et Caro m’attendait dans le froid, en chantant des chansons à Augustin qui n’en pouvait plus d’attendre Babychou.

C’est Caroline, aussi, que je pouvais appeler en plein milieu de la nuit quand Chéri n’était pas là et que ça n’allait pas. C’est avec Caroline que je peux parler de l’après-grossesse, de la maternité, de la sexualité, nouvelle, et aller boire des coups en parlant babyphone.

Caroline m’aurait dit que ma coiffure est ratée. Une vraie copine, quoi.

Et Matthieu, eh bien Matthieu c’est le copain de bière de mon mec. C’est aussi mon part’ de piscine. Si si, c’est possible.

Hier, quand j’ai vu la poussette d’Augustin abandonnée sur le trottoir, ça m’a fait un choc. Je savais qu’ils allaient partir. Je le savais mais je n’y croyais pas vraiment. On avait fait un apéro ensemble mardi dernier, un barbecue raté, comme d’hab. Mais là, j’avoue que le coup de la poussette, ça m’a fait tout drôle.

Ce week-end, ma petite soeur chérie s’est mariée à la mairie du XVIIIe à Paris, mes amis ont abandonné la poussette d’Augustin pour en trouver une plus belle à Paris… J’ai comme envie de rentrer au pays…

Mais cet aprem, j’ai croisé ma voisine, Annick, qui m’a dit qu’il fallait que j’aime mes cheveux. Alors je vais essayer.

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