Ce qui nous arrive en ce moment me rappelle nos vacances à Madagascar. Nous y étions allés en plein été, sûrs de ne pas avoir de pluie pendant trois semaines. Et patatrac. La pluie nous a suivie pendant tout notre séjour – trois semaines – y compris sur l’île Sainte-Marie, potentiellement paradisiaque. Nos amis nous appelaient les «Poissard».

Sauf que là nous ne sommes pas en vacances sur une île paradisiaque à Madagascar, mais à Montréal dans notre routine quotidienne. Babychou avait une garderie. J’ai repris le boulot. Chéri doit partir au Sénégal «pour le travail». Ma mère doit venir s’occuper de Minus. Tout est OK.

Mais non en fait. Appelée en urgence par la nounou pour un «problème d’immigration», je me pointe chez elle et découvre six policiers en uniforme, prêts à embarquer la nounou qui n’est pas en règle.

Cinq jours plus tard, pas de nouvelles de la nounou. Nous n’en aurons probablement plus. Chéri doit toujours aller sauver le monde, je dois toujours aller travailler, et notre famille est toujours en France.

Babychou n’avait jamais été malade pendant les neuf premiers mois de sa vie. Mais il a choisi ce moment précis pour nous montrer comment prendre la température. Il nous a aussi permis de découvrir comment trouver un médecin la seconde quinzaine de juillet. Une quinzaine qui vaut la première quinzaine d’août en France.

Je vais continuer à travailler, Babychou va développer ses anticorps et ma mère débarque pour gérer tout ça. Je respire.

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