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Ma Poulette

Ma Poulette

J’avoue, j’ai un peu failli à mes bonnes résolutions de début d’année. C’est qu’entre temps, j’ai donné la vie. Et ça, c’est une excuse imparable. Parce que non seulement j’ai donné la vie, mais j’ai déjà un enfant qui est muni de pas mal d’options. Et je n’ai pas trouvé la touche « pause » de Babychou. Ce qui fait qu’avec l’arrivée de Poulette, j’ai été pas mal prise.

Mais me revoilà, fraîche et reposée. Et prête à partir à la recherche d’une nounou pour ma fille. Je vais profiter encore un peu des longues conversations philosophiques avec elle, mais les places sont chères. Nous avons donc mis en place une stratégie assez habile pour trouver la perle rare : LE PARC. Cette sortie plutôt anodine mais quasi quotidienne avec un enfant de 3 ans et demi s’est avérée assez productive puisque nous en sommes repartis avec quatre numéros de téléphone.

Téléphone n°1 : déjà prise.

Téléphone n°2 : rencard. Mettons qu’elle s’appelle Martine. Martine a échoué à la question : « Et que faites-vous quand il pleut ? » Nous habitons à Nantes. A Nantes, il pleut. Réponse de Martine : « Je leur mets un petit dessin animé ! » Et, pensant sans doute nous rassurer, s’enfonce un peu plus : « Des jolis dessins animés, hein, avec des princesses et tout. »

Téléphone n°3 : rencard. Mettons qu’elle s’appelle Fabienne. Fabienne a échoué à la visite médicale. Ce n’est pas de sa faute, mais Fabienne est asthmatique. Mais pas pour de faux. Genre inhalateur et compagnie. Alors à la question : « Et vous allez où en sortie ?« , Fabienne a répondu : « Je ne sors pas en fait, en tout cas j’évite« . Rapport à son asthme. Alors certes, Poulette n’est pas bien grande, mais imaginer Fabienne prise d’une crise d’asthme en train de changer ma fille, j’ai eu peur.

Arnica et porte-bébé

Téléphone n°4 : rencard. La cerise sur le sunday. La crème de la crème. Le genre de nounou que quand tu la vois au parc tu te dis : « Ouah, elle est trop bien cette nounou. » Et tu fais attention à ce que tu dis tellement tu la veux, et tu espères que ta fille, qui fait 150 sourires par jour, va finir par lui en décrocher un. La nounou un peu énervante qui est la cheftaine du parc : elle distribue de l’Arnica à tous les gamins qui tombent, donne des conseils à toutes les mères parce qu’elle lit plein de bouquins que tu ne liras jamais. Celle qui devance toutes tes questions et qui a le ton juste avec ta fille. Bref, la nounou que tu veux.

Mettons qu’elle s’appelle Elodie. Elle travaille dans une MAM, c’est une maison d’assistantes maternelles. Elles sont trois dans une maison, et s’occupent ensemble des enfants. Une mini-crèche, quoi. Et Elodie, je suis allée la voir trois fois avant qu’elle ne dise banco. Et franchement, quand elle a dit oui, je me suis sentie aussi fière que quand j’ai eu le Bac. Et ça, ça fait bizarre.

Nouveaux jeux de société

Nouveaux jeux de société

Non, non. Juste l’envie de reprendre le clavier. Et une bonne résolution pour 2015 : raconter à nouveau ici mes VRAIS problèmes. Pas régler le problème de la dette, de la pauvreté et de la faim dans le monde, ou trouver un remède contre le cancer. Non, non. Des trucs vraiment importants.

Une famille qui s’agrandit, une vie dans une plus-tout-à-fait nouvelle ville où quand Babychou me demande (assez souvent) ces temps-ci « Pourquoi il pleut ? » je réponds : « Parce qu’on est à Nantes ». Le coup de vieux l’émotion de voir son enfant entrer à l’école, les réunions (magiques) de parents d’élèves, les jeux de société pour les enfants de 3 ans et +, réaliser du tac au tac une dissert’ orale sur des questions telles que « C’est quoi l’amour ? » ou « Est-ce que quand je serai grand tu seras morte ? », et un peu de temps aussi, j’espère, pour penser à soi.

Bref, ce blog reprend du service. Et c’est aussi l’occasion de vous souhaiter une très belle année 2015. Je vous souhaite du temps (ou de trouver une organisation du tonnerre) pour réussir à tout concilier dans vos vies.

Après Halloween, voici venir le temps des partys (prononcer «parté») de Noël! Au Québec, le mois de décembre est riche en rendez-vous sociaux. Les collègues de travail se réunissent chez un chef ou dans un lieu plus neutre, un resto ou un bar, et devisent sur l’année écoulée autour de quelques victuailles et autre boisson.

Ce genre de rendez-vous m’a toujours laissée songeuse. D’abord parce comme je suis journaliste, eh bien je n’ai jamais vraiment eu l’occasion d’y participer, faute d’être libre ce soir-là. Ensuite parce ce que ces partys concluent toute l’année de 5 à 7 des travailleurs.

Car cette tradition s’inscrit dans une coutume extrêmement répandue au Québec : le 5 à 7. Ami Français, pas de méprise, ce rendez-vous n’a rien de sexuel. Pour une rencontre professionnelle, tu fais un 5 à 7. Pour débriefer le discours de ton boss, tu fais un 5 à 7. Pour célébrer la sortie d’un livre, tu fais un 5 à 7. Pour fêter les 10 ans de ta boîte, tu organises un 5 à 7. Tu vas dans un bar avec tout ce monde là et tu bois des coups. Le «parté» de Noël est donc une sorte de méga 5 à 7.

Lors de notre première année ici, Chéri a participé à son premier «parté». Le pauvre, il a dû se rendre chez son chef avec un cadeau. La discussion a été longue et le choix ardu. Il avait opté pour le jeu des petits cochon. Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’un jeu était organisé pour tirer les cadeaux au sort. Or, il ne connaissait pas les règles! Résultat : un de ses collègues s’est retrouvé dépité avec le jeu des petits cochons après avoir tenté toute la soirée de le refourguer. La deuxième fois, il avait prévu le coup. Il s’est pointé chez sa chef adjointe avec des cuisses de canards confites rapportées de France. Il a eu un succès fou et tous ses collègues se sont disputé sont lot!

Chéri a placé la barre très haut et je ne suis pas mécontente d’emmagasiner des points airloose. Car oui! Les conjoints ne sont pas invités. Quel dommage.

Je n’y avais tout simplement pas pensé. Le déguisement d’Halloween pour Babychou. Or, alors que l’événement – ultra célébré au Québec – approchait, j’ai senti qu’il était de ma responsabilité de mère de me renseigner sur les coutumes pour les nains âgés de moins de deux ans.

Me voilà donc, deux jours avant Halloween, interrogeant subtilement mes amies sur leurs intentions : «Et sinon, pour Halloween, tu as prévu de l’habiller différemment que d’habitude?». Et stupeur : toutes, oui, TOUTES avaient prévu le coup. L’une confectionnait même de ses petites mains un déguisement de chat, l’autre avait prévu un martien, une autre un arbre.

Mon sang n’a fait qu’un tour et le lundi matin, je me suis ruée dans un magasin du centre ville de Montréal. Évidemment, il ne restait plus beaucoup de tailles, et plus beaucoup de choix. Une vendeuse m’a regardé d’un air accusateur lorsque je l’interrogeai sur le peu de disponibilités dans son magasin. «Mais vous savez que c’est le dernier moment, là?» Entre le cyclope et le dragon, j’ai donc opté pour le dragon 6-12 mois, bien que Babychou commence à être à l’étroit dans ses body 18 mois.

Mercredi soir, le jour J, donc, je suis allée chercher mon fils à la garderie et stupeur : il était le seul, oui, le SEUL déguisé. Mais la nounou avait quand même «décoré» les autres enfants, et Babychou a été la coqueluche du jour puisque tous ses petits copains voulaient, semble-t-il, «toucher ses ailes».

Ce qui nous arrive en ce moment me rappelle nos vacances à Madagascar. Nous y étions allés en plein été, sûrs de ne pas avoir de pluie pendant trois semaines. Et patatrac. La pluie nous a suivie pendant tout notre séjour – trois semaines – y compris sur l’île Sainte-Marie, potentiellement paradisiaque. Nos amis nous appelaient les «Poissard».

Sauf que là nous ne sommes pas en vacances sur une île paradisiaque à Madagascar, mais à Montréal dans notre routine quotidienne. Babychou avait une garderie. J’ai repris le boulot. Chéri doit partir au Sénégal «pour le travail». Ma mère doit venir s’occuper de Minus. Tout est OK.

Mais non en fait. Appelée en urgence par la nounou pour un «problème d’immigration», je me pointe chez elle et découvre six policiers en uniforme, prêts à embarquer la nounou qui n’est pas en règle.

Cinq jours plus tard, pas de nouvelles de la nounou. Nous n’en aurons probablement plus. Chéri doit toujours aller sauver le monde, je dois toujours aller travailler, et notre famille est toujours en France.

Babychou n’avait jamais été malade pendant les neuf premiers mois de sa vie. Mais il a choisi ce moment précis pour nous montrer comment prendre la température. Il nous a aussi permis de découvrir comment trouver un médecin la seconde quinzaine de juillet. Une quinzaine qui vaut la première quinzaine d’août en France.

Je vais continuer à travailler, Babychou va développer ses anticorps et ma mère débarque pour gérer tout ça. Je respire.

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